Dinos 2.0 : la réalité augmentée s’invite au WA Museum

En ce moment le Western Australian Museum abrite une exposition au succès qui a radicalement explosé tous les records de fréquentation du musée  : l’expo Dinosaur Discovery – Lost creatures of the Cretaceous. Vous allez me dire que les dinos c’est old school et que c’est comme le tupp’ de l’avant-veille qu’on sur-réchauffe au micro-ondes, et vous aurez peut-être raison. Sauf que primo les dinos c’est un thème que tout le monde aime et qui vous ramènera à coup sûr la moitié des bambins du pays, et deuxio même si c’est un sujet qui a été déjà été bien exploité par de nombreux musées, les nouvelles techniques offertes aujourd’hui nous permettent de raconter des histoires sur l’Age des Dinosaures de manières différentes… et de continuer de nous faire rêver ! Ca a d’ailleurs l’air d’avoir marché puisque l’exposition a dores et déjà attiré 65 000 visiteurs après seulement un mois et demi d’ouverture, et qu’elle a reçu un accueil très enthousiaste auprès du public !

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Visuel officiel de l’exposition Dinosaur Discovery ©WA Museum

Je vous parlais des nouvelles possibilités permises par notre siècle technologique et ce n’est pas pour rien. Pour cette exposition le musée a décidé d’investir les nouvelles technologies et de dépoussiérer ces bons vieux dinos en leur donnant un p’tit air 2.0. Et le mot d’ordre a été « réalité augmentée » ! Sur le flyer de l’exposition, sur les tickets d’entrée, sur les sacs en papier de la boutique, sur le sol en centre-ville ou même en 10 mètres de haut sur la façade du musée, sur écran géant, tablette ou sur smartphone, la réalité augmentée a investi à peu près tous les supports possibles et imaginables !

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Au secours ! Un Spinosaurus s’échappe de l’exposition !

Mais d’abord, c’est quoi la réalité augmentée ?

La réalité augmentée désigne les systèmes informatiques qui rendent possible la superposition d’un modèle virtuel à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel. Elle désigne les différentes méthodes qui permettent d’incruster de façon réaliste des objets virtuels dans une séquence d’images.

(j’ai pompé ce début de définition sur Wikipédia)

La réalité augmentée (RA) n’est pas propre au 21ème siècle vu que le premier dispositif opérationnel de RA a été créé dans les années 80. Il s’agissait d’une « sorte de casque permettant d’afficher des informations virtuels devant les yeux du porteur. »

Vous avez un exemple de réalité augmentée dans la photo juste au-dessus avec la façade du musée. Après avoir téléchargé l’application mobile de l’exposition j’ai simplement regardé la façade du musée à travers mon téléphone et… tadaaa ! Un dinosaure surgit à travers le mur !

Dans l’exposition Dinosaur Discovery la réalité augmentée a essentiellement été utilisée pour faire apparaître des dinosaures virtuels dans le monde réel : des dinosaures surgissent de votre flyer, apparaissent sur votre ticket d’entrée ou vous suivent lorsque vous marchez tranquillement en ville !

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Le flyer de l’exposition. Attention, ça mord !

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Des QR codes comme celui-ci ont été disposés un peu partout dans la ville.

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Dinosaure pépouze dans l’exposition. Il y en a 7 différents et on les retrouve aussi sur les tickets d’entrée !

Dans ce cas la réalité augmentée apporte un côté « cool, fun, moderne, technologique » à l’exposition, mais ne sert pas réellement la médiation. Les animations sont surtout utilisées pour faire apparaître des dinosaures et ne donne pas plus d’informations. Est-ce que c’est bien, pas bien, je ne sais pas. Disons que le musée a voulu s’essayer à cette nouvelle technologie et que pour le moment, ça a l’air de plaire ! Si ce n’est pas déjà fait, regardez la vidéo au début de l’article pour vous en convaincre. Tous les jours et jusqu’à la fin de l’exposition le 3 août, des dinosaures tout droit surgis du Crétacée envahissent la ville. Une caméra a été installée au-dessus d’un écran géant, dans le Perth Cultural Centre (quartier du centre-ville où sont regroupés les musées), écran sur lequel des dinosaures de synthèse viennent interagir avec les passants. L’animation fonctionne à merveille et les marcheurs, amusés, essaient de caresser ces dinos 2.0 !

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Les passants du Perth Cultural Center au milieu des dinosaures

Les petits plus

La réalité augmentée fonctionne ici à l’aide d’une application mobile que l’on peut télécharger sur smartphone ou sur tablette, sur iOS ou Android. Pour avoir plus d’informations sur l’application mobile Dinosaur Discovery ou la télécharger, rendez-vous ici.

Et si c’est toujours pas clair ou que vous voulez en savoir encore plus, rendez-vous sur le blog augmented-reality (le nom en anglais c’est juste pour la frime, en vrai c’est un blog français).

Vous pouvez aussi suivre l’actu de l’exposition sur Twitter avec le hashtag #dinosdisco.

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Craquage avec l’équipe lors de l’installation de l’espace dédié aux tous petits, avant l’ouverture de l’exposition (T-Rex grandeur nature !)

 

Désert des Pinnacles, échidné et koalas

Après notre séjour de quelques jours dans le Sud-Ouest de l’Australie, nous sommes montés à quelques centaines de kilomètres au nord de Perth pour nous balader dans le désert des Pinnacles, voir des stromatolites et visiter le parc national Yanchep qui abrite quelques koalas ! Voilà quelques photos de cette journée. Les photos sont de Thom.

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Attention aux kangourous, émeus et échidnés qui pourraient traverser la route !

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En blanc, dans le fond, ce sont des dunes. Photo zoomée juste en-dessous :

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Le désert des Pinnacles, dans le Nambung National Park, à environ 200 km au nord de Perth.

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« Au premier plan, des buissons bas. Au-delà, la clairière de sable blond à la fois dénudée de végétation et ornée des piliers de calcaire qui donnent leur cachet au parc et font la renommée de la région auprès des voyageurs et vacanciers. Et puis, au fond, l’horizon bleu de l’Océan Indien. C’est là-bas, dans les profondeurs marines, que l’histoire des Pinnacles commence. Charriés par les flots, déposés sur les rives par la puissance des vagues, emportés à l’intérieur des terres par la force du vent, ce sont des milliers de coquillages qui ont constitué l’étonnante matière première aux flèches de roc. Entassés, concassés, ils se transforment en dunes de sable. Pluie et soleil s’y conjuguent pour former du calcaire. Les racines des plantes emmènent les gouttes des averses sous la surface, aidant le processus d’érosion, tandis que les incendies mettent le sol à nu, favorisant l’action dispersante du vent. Peu à peu, le sable est emporté. Ne reste plus alors que ces sentinelles de calcaire, dernières colonnes de roc à avoir résisté à la sape des éléments. » (Australie-australia)

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Cacatoès rosalbin sur leur perchoir de calcaire

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Un échidné qui se promène dans le désert des Pinnacles

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Comme l’ornithorynque, l’échidné fait partie des très rares mammifères qui… pondent des œufs ! Les échidnés vivent en Australie et Nouvelle Guinée et se nourrissent de fourmis et de termites.

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Les stromatolithes du Lac Thétis

A quoi ressemblait la vie sur Terre il y a quelques milliards d’années ? Les stromatolithes sont des roches calcaires formées dans les milieux aquatiques par… des bactéries. Les plus vieux stromatolithes ont été retrouvés dans la région de Pilbarra, en Australie Occidentale, et datent de 3,5 milliards d’années. Ces stromatolithes comptent parmi les plus anciennes roches  fossiles d’origine biologique connues. La plupart des stromatolithes sont à l’état de fossile et n’abritent plus de bactéries mais certains, comme ceux du Lac Thétis, regorgent de bactéries actives et sont encore en développement.

DSC_0645Kangourou sauvage au Yanchep National Park

DSC_0647Koala au Yanchep National Park. Les koalas ne sont présents à l’état sauvage que sur la côte Est de l’Australie. Pour en voir en Western Australia, obligé de se rendre dans des parcs !

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8 jours dans le sud-ouest australien

Hello,

Presque un mois et demi que je n’ai rien posté, je suis impardonnable ! Il s’est passé un demi-millions de trucs en un mois et demi et j’ai un peu mis le blog de côté, par manque de temps ou de motivation. Mais je vous rassure ce blog n’est pas mort et voici quelques niouzes !

Bon c’est pas non plus des niouzes toutes fraîches vu que je vais vous montrer des photos d’un road-trip d’il y a quelques semaines et que Thom est déjà reparti. Mais vieux motard que jamais comme on dit !

Thomas est venu de mi-avril à mi-mai et j’ai pu prendre une semaine de congés, ce qui nous a permis de partir une dizaine de jours en vacances. Nous avons loué un campervan, une voiture aménagée avec des lits et une micro-kitchenette, et direction… le sud-ouest !

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On a commencé notre périple par quelques jours dans la région de Margaret River, une région réputée pour ses vins, sa gastronomie, ses plages de surf et ses forêts d’eucalyptus, puis nous avons roulé jusqu’à Albany en visitant plein de parcs nationaux. Malheureusement le soleil nous a un peu fait défaut mais nous sommes en automne depuis le 1er mars et c’est une météo de saison à laquelle nous avons eu droit : de la grisaille, du vent et quelques averses.

Je vous laisse découvrir nos vacances en photos ! Toutes les photos sont de Thomas (sauf, évidemment, celles où il apparaît dessus…).

JOUR #1 – Busselton

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Notre campervan ! Attention, volant à droite…

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Premier arrêt à Busselton. La jetée, la Busselton Jetty, s’avance de 1,8 km dans la mer.

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JOUR #2 – Geographe Bay

Nous venons de camper sur le parking du yacht club de Bussleton. Comme la nuit tombe très tôt ici (17h40) nous sommes arrivés dans le noir. Nous découvrons donc la Baie Geographe au petit matin…

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Nous n’en avons pas la preuve en images mais nous nous sommes baignés, malgré la fraîcheur de l’eau. Il faut dire que l’eau est tellement claire, tellement belle, tellement… cristalline !

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Pour vous éviter un crash rétinien des plus douloureux, je préfère vous prévenir : les deux photos suivantes font état de l’extrême mauvais goût qui a été employé pour décorer les grottes de la Baie Géographe. Rouge, bleu, vert, jaune… Allez on n’a pas froid aux yeux, on va mettre le paquet ! Et au final, ça donne… ça :

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Je vous avais prévenus hein ! Bon ne soyons pas trop médisants. Surtout que mis à part ces spots lumineux à vomir, cette grotte abritait de jolies formations géologiques, comme ces drapés :

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JOUR #3 – Margaret River

Aujourd’hui nous sommes à Margaret River et nous avons décidé de profiter de ce qui fait la renommée de cette région : ses vins ! Nous avons réservé un tour sur la journée qui comprenait trois visites de caves, un repas du bush avec crocodile fumé et kangourou, et d’autres visites sans grand intérêt (visite de la boutique d’une chocolaterie, visite d’une brasserie où on doit payer sa consommation… c’est moyen quand on connait le prix que l’on paie pour le tour ! Bref). Le point très positif de ce tour est que l’organisatrice passe nous prendre sur notre lieu de résidence et nous dépose le soir, ce qui évite de conduire saouls (ce n’est pas négligeable). Ce qui est un peu étonnant ici c’est la quantité de vins différents que peut produire un même vignoble. Dans chaque cave nous avons goûté au moins huit vins différents !

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Les caves sont hyper classes, avec portails clinquants, grandes demeures et lacs artificiels.

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Les camions qui transportent les abreuvés !

JOUR #4 – Pemberton

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Comme ils sont au top chez la compagnie de location Lucky Rentals, on a même pu avoir une plaque d’immatriculation personnalisée ! LJS pour Lovely Jessica Sch., la classe ! (Oui mes chevilles vont très bien)

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Le cacatoès banksien (black red-tailed cockatoo) est un grand cacatoès australien. Lorsqu’il s’envole il découvre de jolies plumes orangées sous sa queue, d’où son nom anglais !

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Kangourous sauvages

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Beedelup National Park

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La vue depuis le haut d’un karri, ces gigantesques eucalyptus au tronc blanc !

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La région du sud-ouest de l’état de Western Australia est massivement recouverte de forêts de Karris, Marris et Jarrahs, trois espèces d’eucalyptus. Durant les fortes chaleurs de l’été, les feux de forêts représentent un risque majeur et des hommes sont employés depuis des décennies pour monter en haut des karris et guetter l’apparition de fumées suspectes. Les arbres sont aménagés de plateformes d’observation à leurs sommets et d’un ‘escalier’ plutôt… sommaire. Dans la région de Pemberton trois de ces arbres sont accessibles au public. Celui-ci mesurait 53 mètres ! J’avoue, je n’ai pas réussi à aller plus loin que 10 marches. Mais Thom l’a fait !

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Des perroquets pas farouches du tout !

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Balade dans Warren National Park, près de Pemberton

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JOUR #5 – Pointe d’Entrecasteaux et Shannon National Park

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Ascension d’un eucalyptus de 65 mètres de haut…

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La route, encore la route, toujours la route. Les distances sont longues en Australie… En tout, nous aurons fait 1500km en 8 jours.

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Parc national de la Pointe d’Entrecasteaux. On aperçoit les dunes de sable, en beige en arrière-plan.

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Promenade dans le Shannon National Park

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Maison d’observation de quokkas : on était trop excités à l’idée de voir des quokkas dans la nature ! Malheureusement ces adorables bestioles sont plutôt actives à la nuit tombée et nous n’en avons vu aucune. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois…

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Camping dans Shannon National Park. Ici, si on veut se doucher à l’eau chaude, il faut couper son bois et allumer le poêle !

JOUR #6 – Mandalay beach et Walpole

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Mandalay beach et ses vagues impressionnantes

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Vue depuis le sommet d’une énorme formation granitique. Le nom de ce parc national m’échappe, vous me pardonnerez…

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La Valley of the Giants (La Vallée des Géants) de Walpole. Ici, on peut marcher au milieu des cimes de la forêt de Karris sans avoir à grimper aux arbres à l’aide d’échelles précaires ! On marche tranquillement sur des passerelles. Attention toutefois : les passerelles ont été conçues de manière à se balancer un peu avec le vent, de quoi donner le vertige ! Le point culminant de la passerelle est à quarante mettre au-dessus du sol.

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40 mètres plus bas… Ca donne le vertige !

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Un quokka !!! Ces rongeurs sont endémiques de Western Australia, ce qui signifie qu’on ne les trouve nulle part ailleurs. On a donc de la chance de croiser ces rongeurs que dans deux endroits au monde : sur l’île de Rottnest Island (l’île en face de Perth), et dans la région du sud-ouest où nous nous trouvions !

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Eucalyptus creux… mais toujours vivant !

JOUR #7 – Elephant rock et Porongurup National Park

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Elephant rock. Trouvez-vous que les rochers ressemblent à des éléphants ?

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Un éléphant de dos !

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Les vignes de Western Australia

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Grimper pour accéder à une vue panoramique sur toute la région…

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Pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné à faire rouler éternellement, dans le Tartare, jusqu’en haut d’une colline un rocher qui en redescendait chaque fois avant de parvenir au sommet.

 

 « Il faut imaginer Sisyphe heureux. » Albert Camus

 

JOUR #8 – Le retour à Perth

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Les mignons camions de l’Australie

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 Attention, randonneurs !

Crédits :

Description du supplice de Sisyphe tiré de Wikipédia. Plus d’infos sur Le Mythe de Sisyphe d’Albert Camus ici.

Les papillons de ma jeunesse…

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Monarques photographiés dans les réserves du WA Museum © WA Museum

… sont un peu occupés !

Entre le stage et le mémoire, je dois vous avouer que je n’ai pas beaucoup de temps à moi. Et lorsque j’ai un peu de temps libre j’en profite pour me balader dans les environs. Je suis donc désolée de ne pas trop mettre le blog à jour mais, en attendant un article plus complet sur la faune australienne, vous pouvez toujours admirer des jolis papillons ! Je vous ai mis ici deux photos que j’ai prises pour les besoins de mon stage mais vous pouvez découvrir les autres sur le site internet du musée en cliquant ici.

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Papillon des réserves du WA Museum © WA Museum

Au WA Museum ? Je photographie des coquillages !

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Hello tout le monde !

Je me suis rendue compte que depuis la création de ce blog je ne vous avais pas encore parlé de mon stage, alors que je suis quand même  là pour ça.

Le jour de mon arrivée au Western Australian Museum, Morgan – qui a surement eu peur que je m’ennuie – m’a déposé une bonne liasse de documents sur mon bureau : « tiens, ce sont tous les projets sur lesquels on n’a pas le temps de travailler ! ». Heu Morgan, tu confondrais pas les mois et les années ? Il y a de quoi occuper quelqu’un pendant six ans avec tout ça !

Je consacre le plus gros de mon temps à la conception d’une application pour smartphone et tablette qui vise à diffuser et à valoriser les travaux de recherches effectués par le musée. Le WA Museum dispose en effet  d’une large équipe de chercheurs et de laboratoires d’analyses, mène de nombreux travaux sur le terrain et publie des papiers scientifiques comme tout autre organisme de recherche. Il s’agit donc d’un musée avec une double casquette : d’une part l’institution travaille à la valorisation des sciences naturelles auprès du public, notamment au travers de ses expositions, et d’autre part elle se consacre à l’enrichissement des connaissances scientifiques en menant des travaux de recherche.

« Et concrètement, ça veut dire que tu fais quoi ? »

L’application mobile sera lancée avec une quarantaine d’articles thématiques puis sera régulièrement mise à jour. Mon travail consiste à créer ces quarante premiers contenus. Ce qui est très intéressant pour moi, c’est que je suis relativement autonome en ce qui concerne les contenus : je choisis les thèmes à aborder et le format que chaque article prendra. Evidemment, je ne peux pas parler de ce que je veux (« oh, et si je faisais un article sur les chatons des Pyrénées ?»), ma principale contrainte étant de créer des contenus en rapport avec les collections du musée et les thématiques des recherches conduites par les scientifiques (« Bon, ben pas d’chaton alors»). La forme de ces contenus peut varier et il peut s’agir, par exemple, d’un article de vulgarisation scientifique, d’une interview de chercheur, d’une galerie photos ou d’une vidéo de travail de terrain. Idem pour les thèmes abordés, qui peuvent aller des adaptations que les grenouilles ont développées pour survivre dans des milieux arides aux méthodes employées par les scientifiques lors d’une étude de la biodiversité sous-marine en passant par une présentation détaillée de Nephila edulis, cette merveilleuse bestiole à huit pattes dont le spécialiste se trouve dans les rangs du WA Museum.

Note pour ceux qui n’aiment pas trop les huit pattes : ne tapez pas « Nephila edulis » dans Google Images, vous risqueriez d’avoir une petite frayeur.

Maintenant que les présentations sont faites, je vais pouvoir vous donner du concret ! Et quoi de mieux que de vous montrer mon travail, pour vous aider à vous rendre compte de mes activités quotidiennes ?

Des photos pour montrer… ce qu’on ne voit pas

Depuis une semaine et demie, je me consacre tout particulièrement à la création de galeries photos « dans les coulisses » du WA Museum. En effet, n’importe quel musée présente aux visiteurs une infime partie de ses collections, conservant la majeure partie de ses collections… dans les réserves ! Pourquoi cacher des objets ? Tout simplement parce que les musées sont trop petits pour accueillir tous les spécimens (dans le cas des musée d’histoire naturelle) ou toutes les œuvres (musée d’art). En revanche, les collections des musées d’histoire naturelle ne sont pas cachées pour tout le monde. Elles sont en effet indispensables aux recherches scientifiques, en cela qu’elles constituent des collections « de référence » que les chercheurs sollicitent souvent pour identifier des espèces. Ainsi, si lors d’un travail sur le terrain un chercheur découvre un papillon qu’il a du mal à identifier, il l’apportera au musée pour le comparer avec des individus des collections qui, eux, ont été identifiés auparavant. Après quelques observations sous microscope et quelques bidouilles en labo, le scientifique saura s’il a entre les mains un autre représentant de l’espèce Hypolimnas bolina nerina ou s’il vient de découvrir une espèce de papillons inconnue jusque-là et à laquelle il pourra donner son nom (trop d’la chance !).

Pour les petits curieux, Hypolimnas bolina nerina est un très joli papillon que l’on trouve en Australie et dont les mâles et les femelles présentent de grosses différences d’apparence (ça s’appelle le dimorphisme sexuel). Le mâle est noir avec des taches blanches qui deviennent bleues/violettes en fonction de la lumière tandis que la femelle peut être de couleurs variables, orange, bleu-noir, gris ou autre.

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Hypolimnas bolina nerina mâle

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Hypolimnas bolina nerina femelle

« Bon c’est bien le bla bla, mais tu nous vous avais promis du concret ! »

Oui oui, j’y viens. Justement, nous avons publié sur le site internet du musée une petite galerie photos sur les Volutes, une jolie famille de coquillages, pour promouvoir le projet et inciter les internautes à répondre à une enquête à propos de l’application mobile. Cette galerie est une sorte de teaser, une bande annonce si vous préférez, qui présente 18 photos sélectionnées parmi les 70 qui constitueront la « vraie » galerie photo de l’application.

Vous pouvez donc découvrir ma première contribution officielle au WA Museum en cliquant ici !!

Avec mon nom et tout et tout. Je suis trop fière ! :D

D’autres petites galeries photos suivront dans les prochains jours, notamment sur les papillons, les crustacés et les coléoptères. Je vous mettrai les liens sur le blog. Ne manquez pas celle sur les papillons, j’ai dégoté quelques magnifiques spécimens qui méritent vraiment d’être montrés à tous plutôt que rangés collés-serrés dans les tiroirs sombres des réserves !

Maintenant j’aimerais tester vos connaissances en zoologie ! ;-) Jeudi je suis retournée dans les réserves pour photographier une autre famille d’insectes. Regardez cette capture d’écran de Photoshop : à votre avis, quel type d’insectes est en train de se faire refaire le portrait ??

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Copyrights des images

Photo d’en-tête : WA Museum (même si je l’ai prise… elle ne m’appartient pas !)

Hypolimnas bolina nerina femelle : Malcolm Tattersall (Flickr)

Hypolimnas bolina nerina mâle : Malcolm Tattersall (Flickr)